Digne-les-Bains est une ville située au cœur du département des Alpes de Haute Provence. La ville compte 17 000 habitants. Son économie repose principalement sur le commerce, le tourisme, le thermalisme et son caractère administratif. Plus petite préfecture de France, Digne-les-Bains est une ville calme, au cœur de la nature : un réel avantage pour les dignois. Sa situation géographique est assez remarquable étant donné qu’elle se trouve à mi-chemin entre les stations de ski (Vallée de la Blanche et Vallée de l’Ubaye) et la mer (Marseille, la Côte Bleue…). Digne-les-Bains se trouve au cœur de la plus grande réserve naturelle nationale géologique d’Europe et du premier UNESCO Géoparc au monde.

Ce circuit, le long des principales fontaines de la ville sera l’occasion de découvrir ces artères et édifices historiques.

Étape
1/5

Le signal Fontaine des Trois Vallées

Le signal Fontaine des Trois Vallées

Située sur la place du Tampinet, il s’agit d’une œuvre du peintre et sculpteur François Fau, dit Farvèze. Il se compose d’une tôle d’acier spécial de 3mm d’épaisseur. Il symbolise la situation géographique de Digne, blottie dans un entrecroisement de montagnes, au confluent de 3 vallées et de 3 rivières :

  • La Bléone : prend sa source dans le massif des trois Evêchés
  • Le Mardaric : prend sa source dans la plaine de Marcoux et traverse la ville depuis le quartier du Bourg pour se jeter dans la Bléone
  • Les Eaux Chaudes : prend sa source dans le vallon des Eaux Chaudes

Fontaine de la République

La Fontaine de la République se situe à l’intersection du Boulevard Gassendi et de la rue du Colonel Payan. Elle portait autrefois le nom de fontaine de la Colonne ou de Saint Charles. Sa construction avait été décidée en 1831, mais elle n’a été réalisée qu’en 1850. Le 14 juillet 1889, elle a pris le nom de fontaine de la République à l’occasion du centenaire de la Révolution. C’est un symbole fort de la résistance dignoise, elle est d’ailleurs le lieu de commémoration de la libération du 19 août.

La Grande Fontaine

Les Eaux de la source dite des Cinq sols, située au quartier du Bourg entre les vallons de la Colette et de la Prévôté, furent captées sous la municipalité de M.Jassaud de Thorame, maire de 1822 à 1825, et distribuées ensuite par la municipalité suivante, celle de Jules du Chaffaut, maire de 1825 à 1829.
La construction de la Grande Fontaine, utilisant le trop plein de réservoir, date de 1828. Elle est l’œuvre d’un entrepreneur inconnu.
Construite en pierres de Marcoux et de Barcelonnette, elle se compose de deux bassins, d’un portique à deux faces, de sept colonnes surmontés de chapiteaux d’ordre toscan, caractéristiques de la Restauration, et de deux vasques. Un lavoir a été construit à côté de la fontaine en 1867. Il n’existe plus.
Vers 1890, un amateur de fleurs, M. Brunet, eut l’idée de jeter sur les mousses et les lichens des graines de toutes sortes qui ainsi « formaient en été un tapis de verdure émaillé de boutons d’or ». Mais quelques années avant la Première Guerre Mondiale, la municipalité fut obligée « de faire table rase du tuf et des plantes qui l’ornaient ».
La Grande Fontaine fut aussi centre des fêtes du même nom qui, de 1936 à la fin des années 1960, animèrent ce quartier chaque été durant la première semaine de juillet.
Ce monument a été immortalisé par de nombreux peintres dont les plus célèbres furent Paul et Étienne Martin, Henri Jaubert
La Grande Fontaine a été inscrite sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté ministériel du 9 mars 1927.
Le 15 mai 2006, d’importants travaux de rénovation ont débuté : enlèvement des concrétions calcaires, nouveau revêtement sur les pierres… Menés par l’entreprise Impressions de Guy Raimon, tailleur de pierre à Thoard, ils se sont terminés fin juillet de la même année.

La fontaine Lavoir

Place du Mitan. Elle datait du XVIIIe siècle, mais a été démolie en 1857-1858 pour permettre l’agrandissement de la place ; finalement une fontaine et un lavoir on été reconstruits vers 1860. La poutre centrale en bois à été percuté et détruite par un véhicule en septembre 2009, causant ainsi l’affaissement de la couverture. Travaux de réfection menés en janvier 2010 par l’entreprise Monardo.

Que de "reines"

Lorsque les femmes étaient encore nombreuses à aller laver aux lavoirs, chacun d’entre eux avait sa « reine ». Ainsi, selon un témoignage collecté en 1995, dans les années 1930, Mme Gaubert était la reine du lavoir du Tampinet, Mesdames Barras mère et filles étaient les reines de la Grande Fontaine, Madame Balthazar était la reine du Mitan et Madame Ferrand celle du lavoir des Récollets ou du Tribunal.

Le puits Saint Charles

Au 13ème siècle, le puits médiéval Saint Charles était un des principaux points d’eau de la ville. Son utilisation cessa vers 1446 lorsqu’une conduite en bois de pin a été installée pour amener l’eau de la source du Vallon Saint-Jean.
Pendant les guerres de religion, le puits reprit l’activité fin 16e siècle et à nouveau en 1786 lorsque la conduite venant de la source Saint-Jean se brisa. A partir de 1826, cette source fut abandonnée au profit de celle des Cinq Sols découverte au quartier du Bourg. A la suite de cette découverte, on construisit la Grande Fontaine, la plus monumentale de la ville. Le puis Saint Charles fut alors définitivement désaffecté.
Diamètre du puits : 2,20m. Il s’agissait sans doute d’un puits fortifié. On y accédait depuis le château par une galerie souterraine.
Construit en appareil de pierres de taille de calcaire très fin, il se termine par une coupole en cul de four obturée au niveau de la rue par un tampon de visite (bloc visible dans la niche du mur en face). On pouvait puiser l’eau de l’extérieur mais aussi par une galerie intérieure encore présente et reliée au château.

Ce contenu vous a été utile ?

Enregistrer

Partager ce contenu